À l’occasion du BANGUI FINANCIAL DAYS 2026, la Fédération des Associations des Femmes Entrepreneures de Centrafrique (FAFECA) a défendu une meilleure inclusion financière des femmes en Afrique centrale. Sa présidente, Portia Deya Abazene, et Prudence Ketté, point focal du secteur textile, ont participé aux échanges consacrés aux principaux enjeux économiques et financiers de la sous-région.
Cette rencontre a offert une tribune importante aux entrepreneures centrafricaines. Elle a permis de présenter leurs réalités, leurs contributions à l’économie et les difficultés qui limitent encore le développement de leurs activités.
L’inclusion financière des femmes au cœur du Bangui Financial Day 2026
Le quatrième panel du BANGUI FINANCIAL DAYS 2026 avait pour thème : « Femmes, gouvernance et leadership financier : combler les angles morts de l’inclusion économique en Afrique centrale ».
Autour de Portia Deya Abazene et de Prudence Ketté étaient réunis Josiane Tchoungui, de Geneva Investment Corporation/FedhEn Capital ; Claude Owona, de l’IFC ; Eudoxie Douya, de Royal Onyx Insurance/ASAC ; ainsi que Parfaite Rugamba.
Les discussions étaient modérées par Daniel Ako’o Menene, président de l’APEC Guinée équatoriale. Les intervenants ont croisé leurs expériences dans les domaines de l’entrepreneuriat, de la finance, de l’investissement et de l’assurance.
Une question centrale a guidé les échanges : comment supprimer les obstacles qui limitent encore la participation économique et financière des femmes en Afrique centrale ?
Valoriser la contribution des entrepreneures centrafricaines
En République centrafricaine, les femmes occupent une place essentielle dans l’économie. Elles entreprennent dans l’agriculture, le commerce, le textile, la transformation, les services et de nombreux autres secteurs.
Leurs activités génèrent des revenus, soutiennent les familles et participent à la création d’emplois. Elles favorisent également la production locale et contribuent au dynamisme des communautés.
Ces résultats sont souvent obtenus avec des ressources limitées. Malgré les difficultés, les femmes entrepreneures centrafricaines continuent de produire, d’innover et de développer des solutions adaptées aux besoins de leur environnement.
La participation de la FAFECA au BFD 2026 a permis de mettre en valeur cette résilience, mais aussi de rappeler que le potentiel économique des femmes doit être davantage soutenu.








Des obstacles qui ralentissent le développement des entreprises
Plusieurs difficultés freinent encore la croissance des entreprises dirigées par des femmes. L’accès au crédit demeure complexe, notamment en raison des garanties exigées et de la faiblesse des fonds propres.
À ces contraintes s’ajoutent l’accès limité aux marchés, le manque d’accompagnement dans la structuration des entreprises et les besoins en renforcement de capacités. L’intégration aux réseaux économiques et financiers reste également insuffisante.
La faible représentation des femmes dans certains espaces de décision réduit enfin leur capacité à participer à la définition des politiques et mécanismes financiers qui concernent leurs activités.
Construire des solutions adaptées aux réalités des femmes
Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité de développer des financements mieux adaptés aux réalités des entrepreneures. L’éducation financière, la formalisation des entreprises et l’accompagnement à la croissance doivent également être renforcés.
Il est tout aussi important de faciliter l’accès aux marchés et aux possibilités d’investissement. Pour y parvenir, des passerelles durables doivent être créées entre les entrepreneures, les banques, les institutions de microfinance, les assurances, les investisseurs, les pouvoirs publics et les partenaires au développement.
À travers sa participation au BFD 2026, la FAFECA réaffirme son engagement en faveur de l’inclusion financière des femmes. Soutenir les entrepreneures centrafricaines, c’est investir dans leur autonomie, l’emploi, la production locale et le développement économique de la République centrafricaine.